Lys blanc

Description :

Cette plante à bulbes qui a donné son nom à la famille des Liliacées provient de Syrie ou d’Iran. Elle aime donc le soleil et tolère un peu d’ombre légère.

Elle peut atteindre une hauteur de 1 à 1,80 mètres, parfois plus. Ses feuilles persistantes sont d’un beau vert brillant. Elle produit, entre juin et juillet, de très belles fleurs en trompettes de 15 cm de diamètre qui ont une odeur suave et sucrées, et la particularité d’être plus odorantes le soir.

Mythologie :

Les latins appelait les lys “rose de Junon” en souvenir de la fable d’après laquelle Heraclès, avait tété enfant sa mère, Héra, avec une elle avidité qu’une partie du lait tomba au sol où il se transforma en fleur immaculée. A la vue de cette blancheur inégalée, Aphrodite, elle-même issue de la blanche écume des flots, en conçu une vive jalousie et, par dépit, fit pousser au milieu de la fleur virginale ce pistil énorme qui rappelle la verge de l’âne.

En dépit de ce détail grivois de la légende antique, la déesse Pudicitia (symbole de l’éthique sexuelle) n’en porte pas moins une tige de lys fleurie à la main ; Junon également. A cause de ce pistil honteux, on attribuait cette fleur à Vénus libitina (une forme de Vénus associée aux rites funéraires) et aux Satyres. De tout temps elle fait partie des fleurs céleste comme le lotus ou la passiflore…

Le symbole de la fleur a sut traverser le temps et est devenue symbole de chasteté et de vertu, on la retrouve autant sur des hiéroglyphes que sur les armoiries du Québec, en passant par les décoration des églises et les tapisseries destinées aux rois de France.

Usages traditionnels :

Les pollen du lys est tellement puissant qu’il peut provoquer chez certaine personnes une irritation des yeux et des démangeaisons, d’ailleurs, c’est les seuls bouquets de fleurs qui ne sont pas conseillés dans les hôpitaux.

Les romains utilisaient ses propriétés cicatrisantes en emplâtre sur des blessures et brûlures.

Moins loin de nous, les femmes trempaient les caïeux dans de l’alcool ou de l’huile  pour soigner les maladies de peau tels que la couperose, ou pour atténuer les rides.

En ce qui concerne le présent, les laboratoires utilisent désormais de son mucilage dans les crèmes pour ses propriétés adoucissantes.