Description :

Le Tilleul est originaire du Nord de l’Europe. C’est une essence de lumière qui accepte les sols calcaire.
Arbre aux 1000 usages, doué d’une longévité peut commune (entre 500 ans et 1000 ans), il est capable de résister à des températures largement négatives (-25°).
La floraison intense et très odorante attire les abeilles qui s’activent pour récolter à temps pollens et nectars, car la floraison dure peu. Ses feuilles en forme de cœur ont valu son nom à l’une de ses nombreuses espèces Tillia cordata.

Usages traditionnels :

Arbre sacré des anciennes civilisations germaniques et celtes, dans lesquelles il tient une grande place, il est chargé d’histoires et de légendes, et comme le chêne et le bouleau.
Dans les écoles allemandes, encore au début de ce siècle, la classe entière sortait, instituteur en tête, et allait chanter pour le tilleul sous son ombre, comble de bonheur, il fleurit à la fin de la période scolaire entre mai et juin.

À l’époque où Montréal était encore un grand village, le tilleul abondait dans la région et, au moment de sa floraison dans la première moitié de juillet, il constituait dans certains cas la principale ressource mellifère.

Comme l’orme champêtre, le tilleul est un arbre imposant respecté au cœur des village et planté souvent au bord des allées dans les parcs et les jardins publics. Berlin s’est enorgueillie jusqu’à la seconde guerre mondiale d’une percée urbaine de plus d’un kilomètres, plantée de quatre rangées de vénérables tilleuls, nommée Unter den Liden, “sous les tilleuls”.
Depuis le XVIe siècle, on plante les tilleuls dans les jardins publics et en alignement de rue, car ils supportent la taille, et ce bien avant que n’arrive la mode des allées de platanes ou de marronniers. On peut également les guider en espalier (centre d’Amiens). Le Tilleul argenté résiste bien à la pollution. Le plus résistant (et employé actuellement en ville) est le Tillia pallida car il est peu sensible aux attaques des acariens : il abrite sous ses feuilles des auxiliaires prédateurs des acariens.

C’est une des plantes les plus demandées en herboristerie. Plus on grimpe haut sur l’arbre, plus les fleurs sont odorantes.

Les propriétés du Tilleul sont nombreuses : antispasmodique, calmante (les fleurs sont sédatives et légèrement hypnotiques), sudorifique, anti-rhumatismale et diurétique (fleurs avec bractées, aubier). Les fleurs de tilleul ont servi à soigner les spasmes, les troubles digestifs, l’insomnie, les névroses et, parce qu’elles agissent sur l’hyperviscosité et l’hypercoagulation sanguines, l’athérosclérose et la pléthore.

Plus récemment, on a découvert qu’elles augmentaient la résistance non spécifique de l’organisme, ce qui en fait un excellent remède contre la grippe et le rhume, particulièrement chez les enfants. Dès l’apparition des premiers symptômes, on alite l’enfant et on lui donne 2 ou 3 tasses d’infusion par jour. En Europe, on les prend très souvent avec des fleurs de sureau noir, considérées elles aussi comme capables de stimuler la résistance non spécifique de l’organisme.

La plante est comestible dans son ensemble, on en fait du fourrage (feuilles et jeunes branches), ce qui explique la taille en têtards au même titre que le frêne ou le saule, mais elle peut également servir à l’alimentation humaine : les jeunes feuilles se mangent en salade et on prépare un succédané de café avec les fruits torréfiés. L’infusion de fleurs est un calmant, antispasmodique et fébrifuge.
Précaution: le fruit vert et cru est toxique, dès la fécondation de la fleur, ne pas cueillir les fleurs après leur éclosion.

Les plante est mellifère, le miel de tilleul est produit à partir du nectar des fleurs, mais également du miellat sucré qui recouvre les feuilles suite aux attaques de pucerons. Les fleurs contiennent un narcotique pour les insectes, ce qui peut expliquer la “folie” qui touche les abeilles lors de la floraison.

Le bois de tilleul est blanc, tendre, homogène, avec un grain très fin. II combine à ces qualités l’avantage d’une grande stabilité après séchage mais ne résiste pas bien à l’humidité. Il se sculpte et se tourne très bien. On l’utilise pour fabriquer des charpentes de meubles, des cadres de tableau, des sabots, des planches d’imprimerie, des crayons et des allumettes, des touches de piano. On peut également le tresser pour faire de paniers et le tisser: on extrayait des fibres de l’écorce, la teille, qui, par rouissage, servaient à fabriquer des cordages, toiles, voiles, sandales, nattes et des tissus grossiers). Il peut également fournir de la pâte à papier.

Il brûle mal, mais son charbon est utilisé pour la fabrication de fusains et de poudres.